"Ce qu'il reste de cette aventure" selon Hélène
- cecilebarnaud
- il y a 5 jours
- 2 min de lecture
Après chaque projection du film "Demain, la vallée", les spectateurs et spectatrices nous posent une question bien légitime : que s'est-il passé en vallée de l'Arac suite au projet Just Scapes ? Qu'est devenue cette dynamique collective ? Le mieux est encore de pouvoir l'entendre directement de la bouche de nos protagonistes, les acteurs et actrices de ce projet collectif de territoire, devenus sans le savoir acteurs et actrices d'un film. Certains ont eu la chance de les entendre lors d'une projection-débat, à Foix, à Toulouse, à Saint Girons, ou encore à Tournefeuille. Pour les autres, j'ai demandé s'ils voulaient bien écrire un témoignage dans ce blog, à la façon de la lettre écrite par Hélène en Novembre 2024, que j'avais publiée ici.
Hélène a répondu à l'appel et m'a livré son témoignage, de bon matin :
"Plus que des enjeux abordés, ce qu'il reste de cette aventure, c'est la mémoire d'avoir vécu entre acteurs du territoire des formats de réflexion collective et de création commune enthousiasmants, suivis de livrables bien diffusés.
Comme tous les humains de la planète ( sauf une infime minorité de fous, aveugles et irresponsables qui dirigent le monde), le besoin profond de faire communauté contre la barbarie latente et pour le respect du vivant devient vital.
Forts de l'oppression systémique qui nous divise mais aussi nous rassemble, Just Scapes et ses acteurs ont posé des fondations tangibles : un souvenir commun, un récit inspirant en mots et en surtout en image.
Chaque projection de "Demain, la vallée" me rappelle mes espoirs et la responsabilité de fait d'être source d'inspiration pour d'autres.
Actuellement, pour moi, l'urgence première reste de continuer à cultiver avec patience les graines du faire ensemble sur le petit coin de planète où sont mes pieds, celui où j'ai le plus d'impact, au moins pour ma propre vie.
Comme dans ma ferme des Légumes et des Rêves, le début commence par nourrir le sol, le lien avec la Terre. Ce matin, l'évidence me saute à la gorge: ce gros tas de fumier bovin (merci les buffles de Florence et Alain!), c'est le gros tas des conflits locaux qui, bien utilisé, va devenir notre or brun!
L''urgence: se doter des bons outils pour faire le travail dans les temps.
Dans la vallée se sont créés plusieurs petits cercles de thérapeutes animés par l'élan de travailler au niveau sociétal, un Rendez-Vous mensuel ouvert aux habitants a commencé pour apprendre ensemble à tisser du lien dans la tourmente.
Au niveau national, l''"Université du Nous" vient de mettre en ligne un parcours pour s'équiper pour résoudre les conflits, je m'inscris et le chante haut et fort:
Armons nous d'outils, citoyens du monde entier, on va pas manquer de fumier!"
Hélène Décarpignies, maraîchère à Biert, le 19 févier 2025





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